Jacinda Ardern, première ministre néo-zélandaise, star du déconfinement

Lundi, la première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern a annoncé que la Nouvelle-Zélande ne comptait plus aucun patient atteint du Covid-19. Par la même occasion, les cafés, les cinémas et les événements publics ont pu rouvrir, sans aucune restriction de nombre. Hormis les frontières du pays qui restent fermées, les habitants de l’île peuvent reprendre leur vie et faire redémarrer une économie en pause depuis le début de la crise sanitaire.

Jacinda Ardern, la première ministre néo-zélandaise, lors d’une conférence de presse le 13 mai 2020 MARK MITCHELL/AFP

Après l’annonce de la première ministre, nombreux ont été ceux à applaudir sa gestion de la crise et son comportement face à la pandémie. Dès les premiers cas testés positifs au coronavirus dans le pays, fin mars, Jacinda Ardern avait décidé d’imposer un confinement strict. En confinant le pays rapidement, elle prenait le risque de faire plonger le pays dans une crise économique. Sept semaine plus tard, son pari est gagnant et le pays peut de nouveau fonctionner, alors qu’aucune contamination n’a été recensée depuis 19 jours.

Un parcours remarquable

Née en 1980 dans le nord du pays, Jacinda Ardern intègre le Parti travailliste de Nouvelle-Zélande à 17 ans. Après des études à New-York, elle travaille pour Tony Blair, alors premier ministre britannique. A son retour en Nouvelle-Zélande en 2008, elle devient la plus jeune membre du parlement Néo-Zélandais. En 2017, elle devient la leader du Parti travailliste et par la même occasion, cheffe de l’opposition. Quelques mois plus tard, grâce à une alliance avec le parti de la majorité et le parti vert, Jacinda Ardern est nommée Première Ministre.

Très rapidement, elle fait de son humanité et de son calme, sa force. En 2019, deux attentats touchent deux mosquées de la ville de Christchurch et provoquent la mort de 51 personnes. Face à ces attaques islamophobes, elle condamne sans détour les mouvements identitaires blancs. Quelques jours après les attentats, on avait pu apercevoir la cheffe du gouvernement, voilée, prendre dans ses bras les familles des victimes. Immédiatement, les armes à feu de type militaire et les fusils d’assaut avaient été interdits dans le pays. Tout comme pour la crise sanitaire, sa réactivité avait impressionné les journaux du monde entier.

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